IA, silicium et inversion des flux

Je suis tombé récemment sur l’offre de Toshiba destinée à l’automobile et à la détection des obstacles, dont la reconnaissance des piétons, avec  sa gamme de circuits Tmpv

Quand on observe la puissance de calcul embarquée sur ce board et les algorithmes d’IA mis en oeuvre pour la reconnaissance d’images en temps réel ( un des buts majeurs est l’assistance au freinage d’urgence, y compris en cas de traversée inopinée d’un piéton ) , on ne peut que se poser une fois de plus la question de la répartition données-traitements.

 

Exemple d'exécution simultanée de plusieurs applications en parallèle.

Nous avons ici un exemple de traitement au plus près des données, directement derrière la caméra de la voiture, rendant inutiles (dans ce contexte) l’utilisation d’algorithmes servis par des ressources de calcul dans le Cloud.

Une projection rapide permet d’affirmer que nos téléphones portables embarqueront bientôt ces mêmes puissances et les algorithmes associés pour conserver et traiter in situ les données. Elles pourront alors rester privées et on pourra clore un chapitre de l’intrusion des GAFAS (Google. Amazon. Faceboook. Apple .Samsung), entre autres, dans nos vies privées.

Si on poursuit le raisonnement en y associant les techniques de mises à jours automatiques, on verra une inversion des flux : ce sont les algorithmes qui descendront vers nos portables tandis que les données y resteront. ( C’est d’ailleurs un des paris de la startup SNIPS : Private by design que Pepinno a rencontré lors d’une soirée ouverte à Paris en 2015) 

Et si des données remontent vers le Cloud, ce seront des données choisies, pré-traitées et consolidées, très certainement anonymisées et, dans le meilleur des cas, valorisées financièrement à notre profit.

Vive le silicium !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*